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Croix-Caluyau

Eglise Saint Martin

 

 
P5220135 P5220135    Canton de Landrecies
  Arrondissement d’Avesnes –sur-Helpe
  Superficie : 460 ha
  Population 1999 : 213 hab.
  Habitants : les Croix-Caluois ou les Cruci-Caluens
  Cours d’eau : l’Hirondelle

 

 

 

 

 

 

 

Origine du nom : Croix provient du fait que le village se situe au croisement de la voie romaine de Bavay à Saint Quentin et de celle de Landrecies, par Bousies, à Solesmes ; en 1922, pour éviter la confusion avec la ville de Croix près de Lille, le ministre de l’Intérieur joint par décret au nom de Croix celui de son hameau, Caluyau


HISTORIQUE
A l’intersection des deux routes qui relient Bavay à Saint- Quentin et Landrecies à Solesmes, sont érigés une croix et un monastère dédié à Saint Martin. Le village, dont les origines remontent au moins à l’époque néolithique, est cité pour la première fois en 750 dans un jugement rendu par Pépin le Bref, confirmé en 751 puis en 775 par Charlemagne. Croix et ses dépendances, situés aux limites du fisc de Solesmes, sont déclarés possessions de Saint –Denis en France, contrairement aux prétentions de l’abbé de Maroilles. Mais cette décision de justice ne semble pas avoir eu d’effet, puisque Croix et Bousies appartiennent au comte Isaac de Cambrai, abbé laïc de Maroilles, jusqu’en 948, et qu’ils passent ensuite à l’un de ses héritiers, Jean, premier seigneur de la longue lignée de Croix-Bousies


OUTILS Néolithique moyen Silex Musée des évolutions, Bousies
Les fouilles de surface pratiquées sur le site néolithique de Croix-Caluyau ont livré un abondant outillage de grattoirs discoïdes carénés ainsi que des fragments de haches polies façonnées à partir de roches très diverses. Il est très probable que le gisement ne soit qu’en partie révélé par les surfaces labourées.


FERME HELICICOLE XIXème siècle
  La maison d’habitation se prolonge, en retour d’angle, par la grange et fait face aux étables et aux écuries dont le mur de brique s’orne des abouts étoilés des tirants en fer. La cour, presque fermée, est pavée de moellons de grès. Cette ferme cossue, dont les soubassements sont dans ce même matériau et dont les murs en brique sont égayés par les teintes gris-bleu des pierres qui encadrent les baies, est à présent un élément d’escargots que le propriétaire, M.Janicot, transforme en produits gastronomiques. Les amateurs peuvent visiter les parcs de croissance, voir un diaporama et déguster les produits de la ferme et ceux de l’Avesnois dans le magasin de vente.

EGLISE SAINT-MARTIN 1868-1872

 
église de face église de face  

 

 Les équipements collectifs de la commune – mairie, écoles, église et salle des fêtes-sont bâtis entre Croix et le hameau de Caluyau. L’église a connu des restaurations importantes entre 1921 et 1925. Toutes ses boiseries, en chêne, ont été exécutées par un même atelier local.

 

 

 

 

 

 

 

SAINT MARTIN Milieu du XIXème siècle
Le patronage de Saint Martin indique l’ancienneté de l’église primitive de la commune.
Cette statue polychrome de saint Martin s’ajoute à celles qui ornent les autels des deux bas-côtés.

 


détail banc détail banc  

 

BANC DE COMMUNION 1868 bois de chêne
Le banc de communion est richement sculpté de pampres et de grappes. Des angelots portent le médaillon central où figure un pélican nourrissant ses petits avec ses entrailles.

 

 

 


VILLA PAUL 1920
Ce « château » est édifié sur les plans de l’architecte landrecien, M. Bourdon. Son commanditaire, Mme Ternant, l’a appelé « Villa Paul » en souvenir de son fils tué pendant la Première guerre mondiale. Le toit terminé par une crète, est en ardoise d’Angers. Les fenêtres supérieures de la façade sont ornées de sculptures représentant des fleurs, des feuilles d’acanthe et des rubans. La maison, et plus particulièrement la grille, sont inspirées du style Art déco. En 1937, une véranda est ajoutée à la demeure.


MEMORIAL DE RENE RUELLE 1945
Héros de la Résistance né à Prisches le 10 janvier 1917, René Ruelle réside à Croix-Caluyau lorsqu’il est nommé instituteur à Ovillers, puis à Solesmes. Il fonde un journal, Le Patriote de l’Avesnois, puis devient sous le pseudonyme de René le secrétaire départemental du mouvement Front national. Le 18 septembre 1943, il tombe dans un piège tendu par la gestapo. Emprisonné, condamné à mort le 30 novembre, il est fusillé à Bondues le 14 décembre 1943. Une rue de Prisches et de Bousies porte son nom, et une plaque commémorative est posée en 1960 au lycée de Landrecies où il avait suivi ses études secondaires.

Extraits du Patrimoine des communes du Nord, collectif, Editions Flohic, Paris, 2001.

Article publié par • Publié Mardi 17 mai 2005 • 5894 visites

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