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La GroiseEglise Saint Michel
Canton du Cateau-Cambrésis
Origine du nom : du celte groëve « fosse à l’eau », qui désignerait un terrain très humide, ou gallo-romain gresum, « terrain rocailleux ». Cependant l’origine du nom pourrait avoir un rapport étroit avec la position géographique du village, à l’intersection de deux routes importantes, à la « croisée » des chemins.
Historique :
A droite sont figurés les pains de propositions, les 12 pains déposés chaque semaine, au nom des douze tribus d’Israël, dans le sanctuaire appelé le Saint des Saints et que les prêtres seuls avaient le droit de toucher. De l’autre côté du chœur, après la sortie d’Egypte et le passage de la mer rouge, sont présentés les épisodes de la vie des Hébreux dans le désert et leur libération de l’esclavage. Plus bas Jésus donne son sang pour les pécheurs comme le raisin écrasé par le pressoir donne du vin. Le dernier panneau représente Saint Michel, patron du clocher, terrassant le dragon. Oratoire N.D de Grâce : XVIIIème Rue de Guise Cet élégant petit monument de type octogonal situé en bordure de route a été restauré. Le fût est constitué de 4 tambours octogonaux, hormis celui qui abrite la niche, qui, lui est circulaire, et d’un couronnement octogonal lui aussi. La boule symbolisant la Terre et la croix rappelant Dieu régnant sur le monde parachèvent l’ensemble. La grille qui protège la niche renferme un tronc où les passants déposaient autrefois leur offrande. L’oratoire aujourd’hui dépourvu de console, est rehaussé d’une dédicace « cette chapelle est érigée en l’honneur de Nostre Dame de Grace en mémoire de feu Pierre Joseph Adam et defuntes Marie Joseph Fleuru sa femme – Passants priez pour leurs ames R.P – 17… » Selon Jean-Jacques Brasselet, historien local ll’oratoire semble avoir été édifié vers 1740 par l’une des filles du couple ou plus probablement par Gabriel Fleuru et J.F Adam, curé de Fesmy (Aisne) et tuteurs des enfants. Il établit en outre un rapprochement avec les oratoires de Catillon ( 1732) et Le Cateau (1735), les premiers du genre, semble-t-il. Généralement ces monuments sont de forme carrée ou cylindrique, plus rarement octogonale. Un autre oratoire dédié à Notre Dame du Mont Carmel, également appelé chapelle du «chêne brûlé » est situé chemin du Sec-Terrain. Il est pourvu d’une grille ouvragée et porte sa date de construction – 1850. L’emplacement de la lanterne où les fidèles pouvaient brûler des cierges, est encore visible, à gauche de la niche, ce qui est rare.
Maison rurale 1760 Pierre et brique 49 rue de Catillon Cette demeure préfigure les maisons rurales de l'Avesnois. La toiture, en pente assez pronocée, couverte d'ardoise, protège une construction de brique pourvue d'un soubassement de pierre, à l'exception de la partie ouest reconstruite après 1918. A gauche, un bloc de grès évidé, encastré dans le bas du mur au niveau du sol de la maison, assure l'écoulement des eaux usées. Les fenêtres ainsi que la porte d'entrée sont agrémentées d'un parement de pierre bleue tout à fait caractéristique. Le linteau comporte une pierre de fondation typique et en bon état de conservation. Cette coutume, très prisée dans la région, connaît une vogue certaine au XVIIIème siècle, et ce jusqu'en 1820. Au dessous de la date de construction de la maison- "1760"- figure le monogramme du Christ " IHS" Iesus Hominum Salvator, qui signifie " Jésus sauveur des hommes"; la lettre H est surmontée de la croix du Christ. Immédiatement en dessous sont représentés un coeur percé de clous, les trois clous de la Passion, de part et d'autre une décoration florale. A la base de l'inscription figurent les initiales des époux bâtisseurs. Cette pierre gravée est rehausée sur trois faces d'une invocation religieuse en latin " Sit Nomen Domini Benecdictum" qui signifie " que le nom du Seigneur soit béni". Ces inscriptions témoignent de la piété profonde des générations d'alors, qui s'efforçaient ainsi d'attirer l'attention bienveillante du Tout-Puissant. Les ancres en fer indiquant la date de 1788 et disposés le long de la façade font un peu figure de précurseurs dans la mesure où leur emploi se généralise plutôt au début du siècle suivant, sous la Restauration; en outre leur présence semble indiquer une transformation importante du logis à cette date.
Monument britannique 1926 Sculpteur: Goulden Fondeur: Burton Bronze Le Chapeau-Rouge Le hameau du Chapeau-Rouge constitue un lieu hautement symbolique pour la 1ère division britannique : lors de la première guerre mondiale, c'est en effet à cet endroit précis que cette unité subit le premier assaut ennemi particulièrement meurtrier du 26 août 1914. Ce carrefour stratégique est aussi le point névralgique de l'offensive d'envergure du 4 novembre 1918, qui chasse les Allemands du Cambrésis et détermine la capitulation finale 8 jours plus tard. Ce monument, inauguré le 7 avril 1927 en présence du maréchal Foch, rend égaelement hommage aux 16000 soldats britanniques de cette même division tombés sur le sol de France pendant les quatre années de guerre. Cinquante ans plus tard, et en raison de l'intense trafic routier, le monument est déplacé en retrait de la chaussée.
Extraits du Patrimoine des communes du Nord, collectif, Editions Flohic, Paris, 2001.
Publié Mardi 17 mai 2005
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