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le synode : on en parle !

Mgr Garnier a passé la journée de ce mercredi 24 février dans le doyenné pour une visite pastorale et revenir sur les décisions et actes décidés au synode provincial.

18h00 : les fidèles du doyenné se rassemblent autour de leur évêque Mgr Garnier en la basilique Ste Maxellende. Certains sont " en route" depuis le matin : en effet, le Père Garnier en visite pastorale a rencontré les membres des différentes EAP et partagé avec eux sur la mise en place des décisions synodales !

Le soir, avant une conférence-débat ouverte à tous en la salle des fêtes de Caudry, tous se retrouvent pour rendre grâce.

Dans son homélie, le Père Garnier reprend les paroles de Saint Jean-Paul II "N'ayez pas peur". En effet n'hésitons pas à transmettre les paroles qui viennent de Dieu plus que celles qui viennent de nous ! Amos, qui était gardien de boeufs, ne pensait pas devenir prophète. Il a été courageux, il a connu les persécutions; il y a des risques dans la joie d'annoncer l'Evangile, Jésus l'a dit, lui même a été persécuté et nous le voyons encore aujourd'hui en Orient. Dans l'Evangile de ce jour, les apôtres ne comprennent pas que Jésus sera condamné, flagellé, tué et qu'il ressuscitera. Ils ne comprennent pas car pour eux le Messie s'imposera par la force ( et c'est tout le contraire que prévoit Jésus) ! Jésus va connaître les épreuves, les tentations, l'abandon de ses disciples, le suicide de Judas. Il souffre de tout cela mais reste confiant en son Père.

LE VRAI DISCIPLE EST CELUI QUI DONNE POUR LA MULTITUDE

Soyons donc des vrais disciples, ceux dont le monde a tant besoin !

 

Après une pause pique-nique, tous se dirigent vers la salle des fêtes, on ajoute des chaises aux 160 déjà installées... Le doyen présente la soirée et propose un diaporama récapitulatif de ces 2 ans de synode...

Après cela ceux qui y étaient délégués au nom du doyenné, prennent la parole pour dire leur ressenti de ces journées de travail.

Soeur Marylène: " a particulièrement apprécié cette joie d'être en Eglise, a aimé les liturgies avec ce ressenti très fort de la force de l'Esprit"

Christine Chevalier: " elle sait retrouver partie prenante d'une Eglise en marche"

Gérard Briquet: " il retient tout le travail qui avait été effectué en amont, les 10000 réponses reçues dont celles de 4000 enfants. "

Dominique Marteen: " il a apprécié la disposition des acteurs de ce synode qui comme au concile Vatican II étaient face à face, ce synode diocésain a eu le mérite d'exister mais tout va commencer maintenant"

Jean Michel Tchitchembo: " il a pris conscience d'être missionnaire en France, cette " fille aînée de l'Eglise" ! Epaté de voir trois diocèses se mettre en marche ensemble. Il a été aussi marqué par la liturgie et les prières à l'Esprit Saint pour enrichir les coeurs de chacun."

Xavier Bris: " C'était une assemblée synodale de "pauvres" des hommes et des femmes qui attendaient la présence de Dieu, qui ont travaillé les mains ouvertes pour que Dieu les remplisse ! Beauté dans le fait que 200 délégués se mettent à l'écoute de 10000 autres !

Hervé Le Minez: " moment historique dans la vie d'un diocèse, toucher des réalités différentes, l'Eglise de Roubaix-Tourcoing n'est pas celle de Fourmies, un projet : " la création des coordinateurs de paroisse " "

 

Mgr Garnier prend ensuite la parole pour dire lui aussi son ressenti, en 45 ans de prêtrise il n'avait jamais assisté à un synode et il n'y était pas allé de gaité de coeur car on lui avait souvent dit dans ses diocèses précedents " c'est la montagne qui accouche d'une souris" ! Finalement il revient ravi de ces deux années de travail, les liens avec ses confrères évêques se sont faits plus proches, ce fut une grande première dans les pays francophones de réunir trois diocèses pour un synode !

 

C'est à nous désormais de réfléchir à une mission plus imaginative; il faut prier et réfléchir à comment être plus proche de ceux qui sont loin de l'Eglise ( divorcés-remariés, jeunes, familles). Il faut mettre en place des temps pour une plus grande communion entre nous et une participation ouverte à tous ( la liturgie des heures n'est pas réservée aux ordonnés), il faut pouvoir dire " voyez comme ils s'aiment".  Parfois ils "s'engueulent " mais ils se pardonnent. La division chez les apôtres ( l'Evangile le montre aujourd'hui) était réelle ! Voyez notre pape François, il aura fallu attendre plus de 1000 ans pour qu'un pape embrasse un patriarche !

Il faut réveiller les baptisés, et avancer tous vers des PPPP ( Petits Pas de Progrès Possibles) ! Mgr Decourtray ( évêque de Dijon entre 1971 et 1974) aimait dire " je préfère des millimètres de pratique à des kilomètres de théorie !"

L'Eglise a traversé des épreuves mais il y a toujours eu des saints ou des saintes pour la relancer, aidé par des prêtres, des évêques, des diacres.....

Peut-être peut-on conclure en demandant à chacun de se mettre en marche vers la Sainteté ! ?

 

Article publié par Dorothée QUENNESSON • Publié Dimanche 28 février 2016 • 1523 visites

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