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Bazuel

Eglise Saint Vaast

Canton du Cateau Cambrésis

Arrondissement de Cambrai

Superficie: 1181 ha

Population 2006: 609 hab

Habitants: les Bazuelois


Blason : la rose argentée sur fond rouge est l’emblème de l’Abbaye de Saint-André du Cateau-Cambrésis, dont dépendait Bazuel avant la Révolution.

Origine du nom : « basuel » désignerait une petite rivière ou un ruisseau dans une dépression.
Historique : Ce village millénaire est situé sur la ligne de partage des eaux de la Selle et de la Sambre. Si Bazuel est mentionné dans des actes anciens, et ce, dès l’aube de l’an mille, son habitat remonte beaucoup plus haut dans le temps. Une hache de pierre polie a été mise à jour non loin de la route de Mazinghien, ainsi que des débris de poterie romaine au lieu-dit Le Planty. Si modestes soient-elles, ces découvertes attestent néanmoins une présence très ancienne. Bazuel prend peu à peu de l’importance au fil des siècles. En juin 1232, l’évêché prononce la scission des églises de Bazuel et d’Ors en deux paroisses distinctes. Une charte communale est même accordée en octobre 1391 ; la ville franche de Bazuel se voit ainsi dotée d’un code judiciaire à la demande des autorités locales, texte qui délimite les attributions respectives de l’échevin et de l’abbé de Saint-André du Cateau, dont relève la localité. L’influence du clergé est effectivement prépondérante. Les divers ordres religieux, ainsi que l’archevêché, détiennent à eux seuls la moitié de la superficie cadastrale. Saint-André est le premier propriétaire terrien, avec notamment l’ancien château de Becquériau, les fermes importantes de la Joncquière et de la Roue, ainsi que l’hôtel de ville autrefois situé sur la place, et l’on peut aisément imaginer les répercussions de la vente des biens nationaux, à la Révolution sur le paysage foncier. Les XVIe et XVIIe siècles connaissent une vague de procès pour sorcellerie sans précédent. Dans un contexte de troubles religieux et de guerres incessantes où le Cambrésis est âprement convoité, une véritable hystérie collective s’empare de la région. De 1599 à 1621, plusieurs affaires retentissantes éclatent à Bazuel au cours desquelles les inculpées, de vieilles femmes, sont convaincues de débauches sataniques et de sortilèges. Les malheureuses finissent sur le bûcher au terme de procès expéditifs. Dès le XIXe siècle, Bazuel participe, dans une modeste mesure, à l’industrialisation des campagnes : des brasseries, un équarrissage et une laiterie coopérative, la première du genre en Cambrésis, voient le jour. Mais, à la même époque, la commune passe à côté de la création d’une gare qui s’implante à Ors, refuse l’ouverture d’un bureau de poste et tergiverse sur le tracé du chemin de fer d’intérêt local. C’est dans ce contexte défavorable, amplifié par l’exode rural général, que le village voit sa population diminuer de façon importante, puisqu’elle passe de 1 288 habitants en 1866 à 880 à la veille de la Première Guerre mondiale. En 1982, un poulailler industriel s’installe : mais cette implantation n’a pas été de nature à enrayer le déclin.


Chapelle Saint-Maurice : 1621 à 1865, Brique, sentier reliant la rue de Catillon et la rue d’Ors.
Selon la tradition, de l’eau aurait jailli sous l’un des sabots du cheval de saint Maurice, d’où la forme d’un sabot de cheval donné au lavoir proche du sanctuaire.

chapelle St Maurice chapelle St Maurice  

lavoir de Bazuel lavoir de Bazuel  

 

                            

Cette source possédait, dit-on, des vertus thérapeutiques ophtalmologiques. Les archives mentionnent la chapelle pour la première fois en 1621, lors de l’un des procès en sorcellerie qui défrayent la chronique locale au XVIIe siècle, mais sa fondation est très certainement bien antérieure. Au fil des siècles, l’édifice est démoli à plusieurs reprises, ainsi que l’atteste en grande partie l’inscription gravée sur le linteau de la porte : « chapelle reconstruite en 1776 et rebâtie en 1865 ». Elle a fait l’objet d’une restauration extérieure et intérieure qui favorise chaque été la célébration de messes en plein air.

Eglise Saint-Vaast : de 1847 à 1850 et années 1920, Architecte : BARALLE, Brique, rue de l’Eglise.


église de Bazuel église de Bazuel   Le sanctuaire primitif n’a pas résisté à l’invasion autrichienne (1794). Ses ruines sont vendues comme biens nationaux pour la somme de 3 700 francs à un négociant douaisien, Albert Vardou. Les choses en restent là pendant de longues années. Le presbytère, l’une des constructions les plus anciennes du village, tient lieu d’église. Ce n’est qu’en 1847 que la reconstruction de l’édifice est entreprise. Les travaux sont achevés en 1850. A la fin de la Première Guerre mondiale, en août et septembre 1918, le front se rapproche et l’église est transformée en hôpital de campagne. Seul le chœur, séparé du reste de l’église par une toile rudimentaire, est réservé aux offices religieux qui sont célébrés, tandis que gémissent les blessés, tout proches. Les bombardements d’octobre 1918 endommagent l’édifice sans le détruire totalement. La décoration intérieure est remaniée ; l’autel et le chemin de croix sont remplacés, ainsi que la chaire et le confessionnal qui ont été incendiés par l’occupant. L’église est à nouveau ouverte au culte en 1925.


Fonts baptismaux :

XVIIe siècle,

pierre bleue (Hauteur : 120 cm)

église Saint-Vaast.

baptistère Bazuel baptistère Bazuel  

 Les fonts baptismaux sont l’uns des rares vestiges du sanctuaire primitif.

Situés dans le bas-côté nord, ils se composent de trois éléments

de pierre bleue : le socle assez massif, de forme octogonale,

consolidé à sa base par quatre dièdres ; le fût, très caractéristique,

qui comporte deux curieux « diabolos » reliés entre eux par une collerette ;

la cuve sculptée en forme de coquillage sur toute sa surface et protégée par un couvercle de bois. Ces fonts baptismaux sont la réplique exacte de ceux de la paroisse toute proche du Pommereuil.

 

 

 

 

Cloche : 1787, Fondeur : GORLIER, bronze, clocher de l’église Saint-Vaast.
L’église primitive possédait autrefois trois cloches. Lors de la tourmente révolutionnaire, l’une d’elles disparaît. La deuxième, tout comme le confessionnal et la chaire, trouve refuge dans l’église de Vaux-Andigny, dans l’Aisne. La dernière, restée dans sa paroisse d’origine, porte une inscription : « Je fus nommée Marie Védastine – 1787 – j’ai eu pour parrain vénérable Dom Maur de la Haye abbé de l’abbaye Saint-André du Cateau, seigneur de Basuel Maretz Saint-Crespin – J’ai eu pour marraine révérende sœur Marie Anne Jacqz prieure du Saint Esprit au Cateau – Gorlier fondeur – Nous appartenons à la communauté de Basuel. » C’est un véritable miracle que cette dernière n’ait pas disparu, comme nombre de ses semblables. Dès 1917, beaucoup d’entre elles sont démontées par l’occupant pour être fondues et soutenir ainsi l’effort de guerre allemand, quand elles ne sont pulvérisées par les bombardements d’octobre 1918. Selon certaines sources, seules celles présentant un intérêt historique ou artistique avaient quelque espoir d’échapper à la main sacrilège de l’ennemi. C’est peut-être la raison pour laquelle cette vénérable cloche égrène sans relâche les heures, rythmant ainsi les occupations des villageois, et ce, depuis plus de deux cents ans.

 

Extraits du Patrimoine des communes du Nord, collectif, Editions Flohic, Paris, 2001.

Article publié par • Publié Mardi 17 mai 2005 • 5535 visites

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