Une fois de plus, Haïti est blessé ! Le tremblement de terre qui vient de toucher Haïti et plus particulièrement Port au Prince, déclenche une attention, une générosité sans précédent. Avec le Secours Catholique, le CCFD, et bien d'autres organisations, toutes les mobilisations se mettent en place pour être à la fois efficaces dans l'urgence, mais aussi pour engager un avenir dans la relance de la vie quotidienne et d'une reconstruction.
L'accueil et les soins pour des nombreux blessés, la poursuite des recherches dans les gravats, le décompte des dizaines de milliers de morts, les réponses aux besoins d'urgence, eau, nourriture, soins vont appeler dans la durée des moments d'attention et de générosité de nos communautés et de la communauté internationale.
Aux côtés du peuple Haïtien et de l'Eglise d'Haïti, notre solidarité doit être sans faille. Les nombreux liens historiques qui unissent Haïti et la France se trouvent renforcés dans l'épreuve. La prière et la communion avec nos frères haïtiens seront aussi l'expression indispensable de notre fraternité chrétienne.
Quel est le bilan du séisme du 12 janvier? Que font les secouristes ? Comment la vie reprend-elle ?
Il y a trois semaines, le 12 janvier 2010, Haïti était dévasté par un violent séisme. Quelle est désormais la situation sur place ?
Le bilan. Aucun chiffre définitif n’a été donné par les autorités haïtiennes, elles-mêmes affaiblies depuis le tremblement de terre. Le dernier bilan provisoire faisait état de 170.000 morts. Parmi le personnel de l’ONU, on dénombre 92 morts et 7 disparus. 25 Français ont également été tués et 9 sont toujours portés disparus. 133 personnes ont été sorties vivantes des décombres.
Tout est à reconstruire. On dénombrerait 1 million de sans-abri. Soit un Haïtien sur 9. Dans l’urgence, des villages de tentes ont été créés à Port-au-Prince et dans les environs. Ils abritent 600.000 personnes, selon la Croix-Rouge. 480.000 personnes auraient par ailleurs fui la capitale haïtienne, pour trouver refuge chez des proches.
Les écoles rouvrent. Seuls sont concernés, depuis lundi, les établissements des provinces haïtiennes. A Port-au-Prince, où 75% des écoles ont été détruites, les enfants devront patienter encore un mois, au minimum. Certaines facultés ou écoles techniques pourraient ne jamais rouvrir. Le siège du ministère de l’Education, comme de nombreuses autres bâtiments officiels, a lui-même été détruit.
Le problème de l’adoption. Dix Américains ont été arrêtés vendredi dernier, soupçonnés d’un trafic d’enfants. Côté français, plus de 200 enfants, dont les procédures d’adoption étaient bouclées, ont été rapatriés.
L’avenir d’Haïti. Une première réunion d’urgence de la communauté internationale a eu lieu le 25 janvier. Le prochain rendez-vous est fixé en mars, au siège de l’ONU. Les dirigeants haïtiens ont tenu à s’affirmer.
80 444: la solidarité par SMS
Le Secours Catholique a passé une convention avec l'Association française des opérateurs mobiles, soit trois opérateurs de réseau ( Bouygues Telecom, Orange et SFR) et tous les autres opérateurs français. Depuis le 15 janvier et jusqu'au 15 février il suffit d'envoyer un SMS : HAITI au 80 444 pour faire un don d'un euro. Il en coûte simplement le prix d'un SMS. Les opérateurs verseront de leur côté l'équivalent de la somme récoltée.
Ce mode d'expression de la solidarité convient particulièrement aux jeunes, gros utilisateurs de téléphones mobiles et SMS, mais avec peu de ressources financières.
Lors du Tsunami du 26 décembre 2004, le Secours Catholique avait récolté ainsi 1,2 millions d'euros pour venir en aide aux sinistrés en Asie.